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 Pas de bras, pas de Ritaline

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Vincent

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MessageSujet: Sécurisons à la Ritaline   Dim 27 Nov - 5:54

A la suite d'une conversation avec la mère de Clarisse qui est médecin de PMI (protection maternelle infantile), j'ai appris quelque chose de fort inquiétant, quelque chose qui de son point de vue représente un retour en arrière d'une bonne trentaine d'année au niveau de la compréhension et de la prévention de la délinquance : le retour du gène du voyou...mais écoutez plutôt.

L' INSERM ( institut national scientifique d'étude et de recherche médicale ) a publié récemment une étude sur l' hyper-activité et l' instabilité de certains enfants. Ces troubles, décelables dès l'age de deux ans, pourraient être guéris de manière chimique. A la suite de cela, l'étude invite les médecins a proposer aux familles concernées de donner de la "Ritaline" à leurs enfants. La "Ritaline" est mieux connue au Etats Unis sous le nom de "pilule de l' obéissance". Mais le plus grave, c'est que cette recherche, que l' on soupçonne dans le milieu médical d'avoir été influencée par quelques autres intérêts que le bien commun ( pour rentrer dans le tas, les intérêts financiers que représenterait la vente de ce type de produit pour une organisation bien particulière de commerçants), est aujourd'hui reprise dans le cadre de la lutte contre la délinquance, par les ministères de la santé et des affaires sociales, de l'éducation, de l'intérieur et de la justice. Les médecins du public sont invités à détecter chez les enfants ( à partir de 2 ans ) ce que l' on appelle le "TOP" ( type d'opposition et de provocation), afin de mieux l'annihiler, dès le plus jeune âge, de manière chimique.

Il me semble que ce projet est assez révoltant en lui même pour qu'il ne puisse jamais être imposé réellement. Il n'en est pas moins vrai que ce projet existe, est défendu, et cela à l'encontre d'un certains nombres de données qu'il convient de souligner. ...la plus notable, c'est que les médecins n' ont pas attendu cette étude de l' Inserm pour être capable de détecter ces enfants "malades". Pour une grandes majorité d'entre eux, lorsque le problème est réellement physique, il provient d'une alcoolémie de la mère pendant la grossesse, ou une prise de médicaments inconsidérée. Lorsqu'il n'est pas physique, c'est le plus souvent un manque d'attention et de compréhension entre l'enfant, sa famille et l'environnement extérieur qui le provoque. Cependant, à aucun moment (même lorsque c'est physique) ce TOP ne représente un destin pour l'enfant. Son mal-être est largement compensable par une attention plus forte à l'enfant ( avec une variation de degrés), un soutien à la famille par les équipes d'assistance social, etc...les médecins auxquels on donne les moyens d'agir dans ce sens obtiennent de très bons résultats.. un jour prochain, il se pourrait que cela ne leur soit plus permis. Pour notre gouvernement, tout çà c'est bien joli mes bons amis, mais les réformettes d'assistés mises en place par des gouvernements gauchistes n'ont pas empêché de produire des adolescents incontrôlables. Il lui faut quelque chose d' audacieux, de plus efficace, quelque chose de sur...l' amputation. On pourrait situer ce projet dans la même veine que la castration chimique pour les délinquants sexuels proposée par Sarkozy il a quelques mois. Il convient tout de même d'ajouter une information qui rassurera certainement les habitants de Neuilly. Les médecins publics sont rarement fréquentés par les classes privilégiés mais bien plus souvent par ceux qui n'ont pas les moyens d' avancer leurs frais de consultation. Un échantillonnage nous montrera rapidement que 70% de leurs patients sont des immigrés, le reste se partageant entre chômeurs, étudiants et gens du voyage.(ces chiffres ne sont pas scientifiques mais permettent une approximation intéressante. Des études existent à ce sujet...je vous en ferai part si le thème vous intéresse)

Au delà de l' horreur que cette prohibition précoce de l' "opposition" et de la "provocation" peut provoquer chez des étudiants qui depuis quelques années déjà n'ont pas manqué de se foutre de la gueule du gouvernement, il ne faudrait pas oublier quelque chose de fondamental que soulignait déjà Piaget dans son étude sur le développement, et qui depuis est bien connu par les médecins un tant soit peu compétents et intègres...A deux ans, l'enfants se découvre en tant qu'unité, en tant que "je" qui veux, et cela contre le monde entier. Telles les vagues venant s'écraser sur la digue de St Malo, les désirs de ce moi démesuré viennent trouver leurs limites dans la découverte progressive de l'autre, et des normes sociales. C'est dans ce conflit que l'enfant va construire son identité. Supprimer ce désir, cette rage de satiété, c'est à mon sens déséquilibrer de manière durable un individu qui n'aura plus à choisir sa place propre. On lui interdit de se découvrir lui même, en prenant conscience de l'ensemble de ses désirs, réalisant par lui même l'équation entre ces derniers et ses capacités (nécessairement limitées). En l'absence de ces repères, quel choix lui restera t-il sinon celui d' épouser le rythme des louanges, et de chanter avec ses frères l'oraison funèbre de notre démocratie ? "

Vincent
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Olivier

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MessageSujet: Re: Pas de bras, pas de Ritaline   Lun 28 Nov - 19:33

Citation :
Telles les vagues venant s'écraser sur la digue de St Malo, les désirs de ce moi démesuré viennent trouver leurs limites dans la découverte progressive de l'autre, et des normes sociales. C'est dans ce conflit que l'enfant va construire son identité. Supprimer ce désir, cette rage de satiété, c'est à mon sens déséquilibrer de manière durable un individu qui n'aura plus à choisir sa place propre. On lui interdit de se découvrir lui même, en prenant conscience de l'ensemble de ses désirs, réalisant par lui même l'équation entre ces derniers et ses capacités (nécessairement limitées).

Outre le style admirable de cette présentation de la théorie de Piaget, quelques questions:

1) La Ritaline a-t-elle pour effet de "supprimer" le désir ou de le tempérer ?

2) La découverte de soi a-t-elle lieu par soi-même, ou n'a-t-elle pas plutôt lieu par l'autre (l'impossibilité, les normes sociales, la contrainte extérieure) ?

3) La Ritaline n'est-elle pas une contrainte extérieure, et son emploi n'est-il pas motivé par des normes sociales ?

4) Si, à toutes ces questions, il faut répondre oui, alors: en quoi la Ritaline contrevient-elle à la description du développement de l'identité , telle que Piaget la fait ?
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Vincent

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MessageSujet: Re: Pas de bras, pas de Ritaline   Mar 29 Nov - 3:17

Je te remercie pour ces questions judicieuses et qui me permettent d'approfondir sur ce sujet trops mal connu par les étudiants qui ne fréquentent ni les bancs de medecine, ni ceux de psychologie. Mais avant de commencer, je voudrais vous montrer ce texte disponible sur Internet, écrit par un psychiatre passablement critique vis à vis de la Ritaline.

"Ce texte figure en annexe de "Talking Back to Ritalin", de Peter Breggin (1), et peut être reproduit librement, afin que le public soit informé des risques inhérents à ce médicament.

Quelques 5% des enfants souffriraient d'hyperactivité, une maladie chronique affectant leur comportement. Un enfant dit hyperactif est incapable de se concentrer sur une tâche et ne tient pas en place, au désespoir des maîtres et des parents. Des psychiatres leur prescrivent des médicaments appartenant à la classe des amphétamines. Les amphétamines agissent au niveau des transmetteurs dans le système nerveux, et stimulent l'activité d'un des transmetteurs les plus importants, la dopamine. Alors que les neuroleptiques inhibent la transmission de la dopamine, les amphétamines font exactement le contraire. Étonnant, quand on sait que les médecins hésitent parfois entre étiqueter un enfant comme "psychotique" ou comme "hyperactif"...

1)Plusieurs millions d'enfants sont traités avec de la Ritaline, ou d'autres stimulants, parce qu'ils sont hyperactifs. Il souffrent d'inattention et d'impulsivité. Ces stimulants s'appellent: Ritaline, (methylphenidate), Dexedrine et DextroStat (dextroamphetamine or d-amphetamine), Adderall (d-amphetamine mixture d'amphétamine), Desoxyn and Gradumet (methamphetamine), ou Cylert (pemoline). A l'exception du Cylert, tous ces médicaments ont des effets similaires, qu'il s'agisse des effets secondaires ou primaires. La Ritaline et les amphétamines peuvent, dans la plupart de leurs utilisations, être considérées comme une même sorte de médicament.

2)Le nombre d'enfants traités avec ces médicaments s'est multiplié ces dernières années. La Ritaline et les autres amphétamines ont presque les mêmes effets indésirables sur le cerveau, l'esprit et le comportement. Notamment: désordres du comportement, psychoses, manies, abus de drogues ou de médicaments, et dépendance.

3)La Ritaline et les amphétamines provoquent souvent les maux auxquels elles sont censées remédier: inattention, hyperactivité, et impulsivité.

4)De nombreux enfants deviennent léthargiques, déprimés. Ils font penser à des robots. La Ritaline peut provoquer des tics neurologiques permanents, y compris le syndrome de Gilles de la Tourette.

5)La Ritaline peut retarder le développement des enfants en perturbant les cycles d'hormones de croissance produits par l'hypophyse.

6)La récente découverte des effets cancérigènes de la Ritaline essayée sur certains animaux n'a pas été prise suffisamment au sérieux ni par la compagnie qui produit le médicament, ni par l'administration fédérale des médicaments.

7)La Ritaline provoque régulièrement des malformations importantes dans le cerveau de l'enfant. Il a été démontré par des tests scientifiques contrôlés que la Ritaline provoque un rétrécissement (atrophie) ou d'autres anomalies physiques permanentes du cerveau.

8)Le sevrage de la Ritaline peut provoquer des souffrances psychiques telles des dépressions, de l'épuisement, ou des tendances suicidaires. Ces effets peuvent inciter l'entourage des enfants à prescrire à nouveau le médicament, à fortes doses.

9)La Ritaline provoque une dépendance qui peut en entraîner d'autres. Elle est souvent utilisée comme drogue récréative, tant par des enfants que par des adultes.

10)L'hyperactivité et la Ritaline sont des lubies étasuniennes et canadiennes. Les États-Unis consomment 90% de la Ritaline produite dans le monde. La compagnie CibaGeneva Pharmaceuticals (également connue comme Ciba-Geigy Coorporation), une division de Novartis, produit la Ritaline et tente d'étendre le marché à l'Europe et au reste du monde.

11)La Ritaline "fonctionne" en provoquant des dommages au cerveau plutôt qu'en améliorant les fonctions du cerveau. Elle fonctionne uniquement de cette manière.

12)A court terme, la Ritaline inhibe la créativité et la spontanéité chez les enfants. Elle les rend plus dociles et obéissants, plus à mêmes de mener à bien des tâches monotones et ennuyeuses, telles l'étude en classe ou les travaux à domicile.

13)A court terme, la Ritaline n'a pas d'effets positifs sur la psychologie de l'enfant, ses performances scolaires ou autres réalisations. Ceci a été confirmé par de nombreuses études.

13)A long terme, au-delà de plusieurs semaines, la Ritaline n'a pas d'effets positifs sur aucun des aspects de la vie d'un enfant.

14)Étiqueter des enfants comme hyperactifs et les traiter à la Ritaline peut limiter leurs futurs choix professionnels, et les stigmatiser à vie. Cette étiquette peut ruiner leur estime de soi et les décourager ainsi de développer leur plein potentiel.

15)Il n'y a aucune preuve solide que l'hyperactivité soit une maladie organique.

16)Plusieurs études confirment que des problèmes psychologiques liés à l'environnement des enfants concernés provoquent des symptômes de ce qu'on appelle l'hyperactivité.

17)Il est possible qu'un petit nombre d'enfants souffrent des symptômes de l'hyperactivité en raison de troubles organiques, tels l'empoisonnement par le plomb, une intoxication médicamenteuse, l'épuisement, ou des traumatismes au cerveau. Ces facteurs organiques pourraient être plus fréquents dans les milieux défavorisés des États-Unis.

18)Il n'y a aucune preuve quant à l'existence d'anomalies physiques dans le corps ou le cerveau d'enfants étiquetés comme hyperactifs. Ils ne souffrent pas de déséquilibres biochimiques.

19)L'hyperactivité est un diagnostic controversé, reposant sur une base scientifique faible, voire inexistante. Un parent, enseignant ou médecin peut en toute bonne conscience refuser d'appliquer ce diagnostic à un enfant.

20)Novartis dépense des millions de dollars pour vendre l'idée d'utiliser la Ritaline à des groupes de parents et à des médecins. Novartis soutient l'association CH.A.D.D. (Children and Adults with Attention-Deficit/Hyperactivity Disorder) (6) et les organisations de psychiatres.

21)Aux États-Unis, le département de l'éducation et l'institut national pour la santé mentale (NIMH) (7) pousse à l'utilisation de la Ritaline avec autant de vigueur que le producteur du médicament, souvent en usant de termes encore plus enthousiastes que ceux que Novartis peut se permettre sans tomber dans l'illégalité. "
Ce texte peut être consulté sur le site www.alterpsy.org


Au delà d'une tempérance passagère des désirs et des pulsions, qui facilite effectivement la vie des familles et des enseignants, la Ritaline semble avoir un certain nombre d' effets à moyen et longs termes qui influence durablement et de manière négative la vie de l'enfant (dépendances, déformations cérébrales, retards de croissances, dépression et mesestime de soi).Le débat n'est pas tout à fait neuf, mais il faut appuyer sur une nouveauté, et c'est ce qui m'a fait découvrir le thème. En effet, au moment où écrit Peter Breggin, ces médicaments n'étaient pas autorisés avant 6 ans. Il se trouve qu'aujourd'hui, en France, on désire étendre le traitement jusqu'auX bébés de 2ans (avec des doses atténuées bien entendues, mais relevant du même principe), alors même qu'aucun des points précents n'est résolu. C'est non seulement faire fi de très nombreuses recherches effectuées, celles-ci ayant tiré la sonnette d'alarme sur l'usage inconsidéré de ce type de médicament, mais c'est donner à ce médicament plus d'impact encore. A deux ans, l'enfant évolue très vite, ses organes se transforment comme il ne le feront surement plus jamais avec autant d'intensité. Il commence à parler, à interragir avec le monde qui l'entoure... à ce moment de la vie, on apprend énormément de choses, même si par la suite on aura oublié cette période de notre existence. Que penser d'un médicament venant s'inserer entre l'enfant et le monde, modifiant sa perception propre, oppimant son énergie, et celà alors même que débute son existence. Avant même la conscience de soi, on l'aura paralysé....mettre des enfants dans des cases X ou Y pour des raisons de confort et de tranquilité(demande à Pichon ce qu'il en pense), droguer des bébés, les rendre dépendants à des saloperies, voilà un nouveau type de besoin pour notre société de consommation, besoin que l'entreprise Novartis se hatera de satisfaire.
Achetez Ritaline, pour deux boites acheté le carton de douze est offert... mais non madame ne vous inquiétez pas ça rend dépendant, votre gamin vous fera plus jamais chier... à non madame çà n'est pas remboursé....pas encore...
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Olivier

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MessageSujet: Re: Pas de bras, pas de Ritaline   Mar 29 Nov - 8:34

La liste des effets nocifs fait son petit effet, en effet. Elle me semble largement plus convaincante que l'analyse partant de la théorie du développement de l'enfant.

Il est clair que le traitement médical de la violence est une fausse piste, si l'on veut en faire un axe majeur. C'est vraiment un pis-aller, ... et parfois contreproductif, au surplus, d'après ce qu'il semble, à la lecture de ces informations.

Un traitement social de la question, pour n'être pas la panacée, semblerait toutefois une médecine beaucoup plus indiquée...
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