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 CPE / anti-CPE : les violences d'un système

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grand front



Nombre de messages : 68
Date d'inscription : 24/02/2006

MessageSujet: Re: CPE / anti-CPE : les violences d'un système   Mer 3 Mai - 16:22

Pour permettre au débat de s’installer plus confortablement [Gaiffelet me dira surement que le débat se moque du confort mais nécessite plutot une "rationalité vigilante, et insomniaque" Wink ] je me propose de reprendre le propos de Finkie, en ajoutant une ou deux remarques de ci de là.

Pour commencer, Finkie nous rappel que le président du CPU (à propos des manifestations anti-cpe) a affirmé, pour faire peuple, en conférence de presse (avec un air de cul pincé contre productif à mon avis) : Yen a marre, yen a marre, yen a marre!

Et qu’il a ajouté, quelque seconde plus tard : il faut prononcer le mot…(retrait)

Finkie conclut : les présidents d’université prennent les étudiants pour des cons, et ils en tirent l’étrange conclusion qu’il faut leur obéir.
Finkie en déduit, à mon sens fort justement, que ce qui compte ça n’est pas le contenu des réformes c’est que le gouvernement sacrifie au fétichisme verbale des étudiants…

Il faut et il suffit que les mots soient prononcés, nous dit il, pour que tout rentre dans l’ordre (d‘ailleurs les faits lui donnent raison.)

Il ajoute qu’il est moins gêné par la conduite des politiques que par l’indomptable stupidité du mouvement.

Mais pourquoi sont ils si stupides ces étudiants ?

L’explication finkelkraltienne: ils sont les produits du libéralisme économique, sur-protégés jusqu’à maintenant ils refusent la réalité du monde du travail. N‘ayant essuyé aucun refus, n‘ayant pas fait l‘expérience du réel, et ayant toujours était satisfait, ils exigent un emploi stable, ce qui n’est pas exactement du travail, mais plutôt la garantie de la continuation de leur bien être.

(Sur ce point je me permet de vous signaler l’excellent ouvrage de Charles Melman - psychanalyste lacanien s’il en est - intitulé : l’homme sans gravité. Melman nous explique les conséquences sur la constitution de le subjectivité moderne du libéralisme économique)

Finkie ajoute : c’est la révolte pathétique du principe de plaisir contre le principe de réalité, ils veulent l’abrogation du réel…

Il cite un passage de Zarathoustra :

« "Nous avons inventé le bonheur," - disent les derniers hommes, et ils clignent de l’œil.
Ils ont abandonné les contrées où il était dur de vivre: car on a besoin de chaleur. On aime encore son voisin et l'on se frotte à lui: car on a besoin de chaleur.
Tomber malade et être méfiant passe chez eux pour un péché: on s'avance prudemment. Bien fou qui trébuche encore sur les pierres et sur les hommes!
Un peu de poison de-ci de-là, pour se procurer des rêves agréables. Et beaucoup de poisons enfin, pour mourir agréablement.
On travaille encore, car le travail est une distraction. Mais l'on veille à ce que la distraction ne débilite point.
On ne devient plus ni pauvre ni riche: ce sont deux choses trop pénibles. Qui voudrait encore gouverner? Qui voudrait obéir encore? Ce sont deux choses trop pénibles.
Point de berger et un seul troupeau! Chacun veut la même chose, tous sont égaux : qui a d'autres sentiments va de son plein gré dans la maison des fous..» Z, I, Prologue, §5.

La jeunesse est devenue, à force d’être socialement infantilisée le corps collectif dans lequel le dernier homme a choisi de s’incarner…

Ce qui caractérise ce mouvement, et au delà, la contestation sociale contemporaine c’est l’angélisme, le refus de la condition humaine, le refus de l’obligation que la honte d’être libre induit face au visage (Finkie mobilise sur ce thème Levinas) de l’Autre toujours dans les fers.

Il cite Levinas : « ma liberté n’a pas le dernier mot, je ne suis pas seul. »

Ce que les étudiants refusent, c’est les devoirs de l’homme que la réalisation des droits de l’homme impliquent.


Dernière édition par le Jeu 4 Mai - 1:36, édité 1 fois
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grand front



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Date d'inscription : 24/02/2006

MessageSujet: Re: CPE / anti-CPE : les violences d'un système   Mer 3 Mai - 16:26

Une fois n’est pas coutume, je suis assés d’accord avec les propos de Finkie.

Cordialement, Grand front.
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