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 CPE / anti-CPE : les violences d'un système

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Vincent

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MessageSujet: CPE / anti-CPE : les violences d'un système   Lun 3 Avr - 10:15

...Depuis plusieurs semaines, les mouvements de reflexion et de contestation contre le CPE sont plongés dans la violence. Cette violence qui gagne en intensité et qui fait la joie de tout les éditorialistes en mal d'inspiration prend des formes très diverses.

Très peu nombreux sont ceux qui n'ont pas reçu un minimum de gaz lacrymogène ou de gaz au poivre ses derniers temps; très peu nombreux sont ceux qui n'ont pas vu des voitures brulées, des vitres cassées etc...; très peu nombreux sont ceux qui n'ont ni vu ni ressenti la tension entre grèvistes et anti grèvistes dans les établissement scolaires ou universitaires ; très peu nombreux sont ceux qui n'ont pas vu ou au moins entendus parler des bandes de charognards qui s'attaquent au manifestants isolés ( que ces charognards travaillent pour leur compte ou pour l'Etat ); très peu nombreux sont ceux qui ne ressentent pas la violente hypocrisie d'un gouvernement qui revendique la légitimité du parlement contre la rue alors même que ce qui se passe au parlement est une farce ; peu nombreux sont ceux qui ne savent pas que la repression du mouvement est terrible, que les manifestants interpellés sont jugés en comparution immédiate, et condamnés, parfois à de la prison ferme (on a vu les peines devenir de plus en plus sévères... sursis il y a deux semaines, nous en sommes à 3 mois de prison fermes avec mandat de dépot aujourd'hui), et celà quelque que soit la minceur des preuves ( présomption de culpabilité)....

Face à celà, les reactions sont diverses : radicalisation des affrontements CRS-manifestants, radicalisations des sanctions pénales, radicalisation des structures syndicales et des partis de l'opposition (des syndicats assez procéduriers comme l'Unef appellent a bloquer les gares et les aeroports, ce qu'il dénonçait il y a à peine un mois)... le mouvement prend de l'amplitude, gagne en intensité, le politique est partout, la violence aussi... les grands mères sont perdues dans les nuages de fumée, les universités sont perdues dans les nuages de CRS, les Assemblées générales sont perdues dans les interventions anti greve et anarchistes.... Que pouvons nous faire ?

Je propose que le dogmatique se positionne dans ce mouvement, et si nous sommes d'accord, que nous nous organisions, et participions aux greves et manifestations en tant que dogmaticiens... rôle qu'il reste à definir. Quelles violences allons nous combattre ? Quelles actions allons nous mener ?

Qu' en pensez vous?


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Olivier

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MessageSujet: Re: CPE / anti-CPE : les violences d'un système   Mer 5 Avr - 6:19

Cher Vincent,

Avant de te répondre, j'aimerais élucider une chose... Tu parles de :

Citation :
bandes de charognards qui s'attaquent au manifestants isolés ( que ces charognards travaillent pour leur compte ou pour l'Etat )

Je suis un peu perplexe... L'Etat aurait-il quelque part et quelqu'intérêt dans le vol de portables, et de sacs à main ? Compterait-il, de la sorte, éponger la dette nationale ? Cela ne me paraît pas sérieux.

Que l'Etat laisse faire quelques incendies par-ci par là, qu'il demande aux CRS de charger à la moindre provocation ici ou là, de sorte à stimuler un peu de violence pour décrédibiliser le mouvement peut à la rigueur être une thèse défendable... Mais les voleurs de portables ne font manifestement pas partie des manifestants... Aussi, les utiliser pour jeter l'opprobre sur ces derniers ne servirait vraiment pas à grand' chose, même dans une perspective machiavélique, il me semble.

Pour ma part, je suis contre le CPE. Aussi, j'aurais été favorable à des actions sous forme de happening, par exemple. Mais voilà : j'avais sculpté et peint la porte de l'enfer-CPE( 1m50*1m70), portant sur le tympan une caricature en bas-relief peint de Villepin, qui constituait mon principal moyen de contestation visible...

Un certain Vincent Bergère l'a abandonné après une manif, aux premiers va-nus-pieds qu'il trouva sur son chemin, par flemme de le ramener...

Ce même Vincent Bergère veut-il que je sculpte et peigne autre chose ?
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Vincent

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MessageSujet: Re: CPE / anti-CPE : les violences d'un système   Mer 5 Avr - 17:45

...
Les charognards travaillant à la solde de l'Etat sont de deux espèces.

Les premiers ont fait leur apparition un jeudi soir à la sorbonne. On a pu assister à la descente d'une centaine de skinhead armés de barres de fer et de battes de baseball, chargeant les émeutiers, ET CELA en parfait accord avec les CRS. En effet, le quartier étant bouclé, ils sont passé de manière tout à fait naturel devant les barrages policiers, avant de rentrer dans le tas.

Les seconds travaillent par groupe de 4 ou de 5. Ce sont des policiers en civil. On leur donne par radio des description assez vague de gens ayant foutu le bordel, et ces derniers interpellent et arretent les premiers venus correspondant à ces description. Ils ne s'en prennent qu'aux personnes seules, en dehors des manifs, et sont à vrai dire assez peu regardant sur la précision des description. ( manteau noir ou marron, c'est la même chose, cheveux longs ou mi-longs, etc..)

Je n'ai pas envie de parler de tes sculpturesici, ça n'a pas de sens.


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hadrien



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MessageSujet: Re: CPE / anti-CPE : les violences d'un système   Mer 5 Avr - 20:21

juste une ou deux choses ...

lorsque tu dis :

Citation :
On a pu assister à la descente d'une centaine de skinhead armés de barres de fer et de battes de baseball, chargeant les émeutiers, ET CELA en parfait accord avec les CRS. En effet, le quartier étant bouclé, ils sont passé de manière tout à fait naturel devant les barrages policiers, avant de rentrer dans le tas.

as tu un élément de preuve visant à étayer cette thèse ?

une chose me trouble ... tu laisses entendre dans ton message que des émeutiers étaient sur les lieux ... mais si le quartier était bouclé, comment expliquer qu'ils n'aient pas été arrêtés ... à moins bien évidement que les RG, qui contrôlent tout les aient volontairement passer ... et puis qu'ils aient envoyé les FAFs qu'ils entretiennent ou prévienent par ailleurs du moment ou il faut frapper, et cela sur leurs propres CRS. Je sais que l'Etat n'est pas dirigé par des saints mais dans le genre théorie du complot, c'est pas mal ...

Dans la seconde partie de ton message tu laisse entendre que les flics civils sont des charognards, dont le seul but est de coincer des innoncents pour les coffret ... là encore je doute ... malgrès le fait qu'il y ait eu des bavures de la parts des flics, je ne saurais taxer les flics en civils de charognards, et ce dans la mesure ou je récuse toute action violente.

Que des connards aient embarqués des innocents je le condamne, mais j'ai vu quelques actions de flics en civil et elles ont permises de choper des connards venus juste ici pour foute la merde. Les bavures doivent être condamnés ou réparés je le repete, mais mardi dernier, les flics en civil ont fait leur boulot, je les en remercie, surtout quand on sait que le mot d'ordre du bureau national de l'UNEF était : " il faut foutre le bordel s'il y en a qui veulent tout casses, tant mieux, il faut envoyer un signal fort" (source un témoin direct participant à ce forum).

Cordialement.
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Vincent

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MessageSujet: Re: CPE / anti-CPE : les violences d'un système   Jeu 6 Avr - 3:26

...Je crois que tu es mal renseigné concernant l'UNEF. Les services d'ordres de l'Unef travaillent en relation directe avec la police, et un petit nombre d'entre eux sont équipés d'oreillettes et de matraques électriques. Leur objectif est de protéger les manifestants et de rabattre les fouteurs de merde sur les CRS. Tu veux des témoins.... Max et moi même l'avons vu de nos propres yeux, et nous connaissions fort bien un des mecs du service d' ordre (tu le connais aussi d'ailleurs ) qui nous a raconté tous les détails. Si Bruno Julliard (président de l'unef) a appelé à l'intensification des actions hors manifestations ( blocage de lieux publics etc... ), il est faux de soutenir ce que tu dis. Pour autant, il est vrai que les étudiants des services d'ordre refusent instinctivement de se retourner contre leurs compères qui cassent des vitrines ou jettent des pierres au CRS, chose que je comprend tres bien.

Concernat les skinheads, figure toi cher ami que j'étais encore à la sorbonne 15 minutes avant leur arrivée. Nous étions avec lyre, quand j'ai senti que les évenements se précipitaient, et que la nasse se refermait. Nous avons cherché à nous enfuir, mais toutes les rues étaient bloquées. Ce n'est qu'en suivant un cheminement assez sinueux que nous avons réussi à trouver un passage au niveau du parc du luxembourg. Bien sur, celui ci était controlé (fouille des sacs et fouille au corps ). Ce n'est que quelques minutes apres que nous avons entendu une énorme clameur, la baston avait commencé. Autour de nous, le rideau policier passé, il y avait une bonne trentaine de camions de CRS, et ces derniers se contaient par centaines. Mais ils ne sont pas intervenu tout de suite... la baston faisait rage (tres nombreux témoignage), mais ce n'était pas des CRS. Ce n'est qu'une dizaine de minute après que les CRS ont chargés, et arrétés tout le monde. Ceux qui ont été jugés (comparution immédiate) n'ont vu aucune trace, ni dans les cellules, ni dans les tribunaux, de leurs chauves agresseurs. Tu peux décider de volontairement fermer les yeux, mais dans ce cas je n'ai plus rien à te dire.

Enfin, les flics en civil. Je ne suis pas un expert dans le domaine du renseignement policier, je ne connais pas leur niveau de formation et leur degré de professionalisme... tout ce que nous savons, c'est ce que nous voyons sur le terrain, et sur le terrain regne l'arbitraire le plus complet. Voilà comment ça fonctionne:
1) une description est donné de certaine personnes qui commettent des délits (casse, violence sur gardien de la paix, jet de projectiles, etc...) Ces description sont faites par des CRS ou des flics en civil dans la foule. Ces renseignement sont envoyés par radio à des équipes en dehors de la manifestation ( couloirs du métro, rues adjacentes...)

2) Lorsque ces "charognards" ( celà correspond bien à l'image que l'on se fait des hyenes attaquant les animaux un peu trop éloigné de leur bande ou de leur troupeau )aperçoivent un individu correspondant à la description ( ex réel d'une description exhaustive : cheveux longs, bouclé, manteau vert.) ils se ruent sur lui et l'arretent.

3) Cet individu est jugé 24h ou 48h après en comparution immédiate. Pas de présomption d'innocence. La reconnaissance indirecte, aussi vague soit elle, est considérée comme un flagrant délit. Après chaque manifestation, des dizaines de personnes, des centaines parfois, sont arrétés de cette façon, et se retrouve avec des peines de prison et des casiers judiciaires. Le travail des flics en civil est surement utile lorqu'il est complété par une justice qui laisse une chance de défense, mais il revient à une mise à mort directe lorsque la justice est rendue de cette façon. Justice expéditive qui repose en définitive sur des délits de sales gueules, arrestations faites au jugé. Puisque rien ne permet d'authentifier les personnes arrétés, et que les caméras de vidéo surveillances ne peuvent etre utilisées pour la défense des gens, peut etre pourrait on laisser aux gens le temps de réunir des témoins. Non, il faut les détruire vite et bien, car dans le meilleur des cas celà reste tout de même des gauchiste qui destabilisent le gouvernement et la France.


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hadrien



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MessageSujet: Re: CPE / anti-CPE : les violences d'un système   Jeu 6 Avr - 4:49

Mon cher Vincent,

comme nos positions ont été clairement exprimées, et qu'elles semblent diverger, évitons un débat fastidieux qui n'aboutirait qu'à les renforcer.

Je te propose de passer maintenant à la question du statut de la violence dans la "lutte" que tu as et souhaites promouvoir. Mais tout d'abord, pourrais-tu clarifier ce que tu entends par "système" dans le titre du sujet ?
Pourrais tu t'exprimer sur les questions de la violence, des actions illégales, ou nuisibles à autrui, afin que nous puissions clairement définir une ligne argumentaire.


Merci à toi pirat


Cordialement

ps: le Témoin direct c'est Olivier, donc je suis assez sur de mes sources vu qu'il assistait à une séance du BN de l'UNEF samedi dernier.

pps: j'avoue ma lacheté de ne pas commencer mais ... bon, si tu veux bien le faire, ma réponse suivra, de tout manière, ma position est grosso modo la suivante : refus de toute violence physique et de toute action nuisible, ce afin de promouvoir des formes d'expressions plus artistiques et compatible avec la Loi.
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Vincent

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MessageSujet: Re: CPE / anti-CPE : les violences d'un système   Jeu 6 Avr - 5:11

....
Il faut distinguer entre la ligne majoritaire et assumée d'un syndicat, et les débats internes où les opinions et interventions peuvent diverger. Concernant l'unef, je suis sur à 100% qu'ils n'apellent pas à la violence physique et à la casse, à moins de considérer le blocage comme une violence. Si olivier peut nous parler de ce qu'il a vu, je suis sur que celà s'integrera à ce que je dit. J'ai encore de tres nombreux contacts à l'unef ( je sais qu' olivier aussi puisque mc y est toujours), et au bureau national, et s'il y a bien quelque chose que l'on ne peut pas leur reprocher, c'est d'etre trop radical. Pour une fois, le fait d'etre soucieux de leurs carrieres politiques joue en leur faveur.


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MessageSujet: Re: CPE / anti-CPE : les violences d'un système   Jeu 6 Avr - 5:28

...Je suis d'accord avec toi concernant la violence physique et la casse, qui, dans un premier temps tout du moins, ne me semble rien produire de plus que de la betise, et éloigne tout débat. Je ne vois pas ce que l'on gagne à rentrer dans les CRS qui au fond, ne font que leur boulot, et parfois de manière tout à fait correcte. On a rien à y gagner, (on ne peut rien faire en mode combat contre ces derniers) si ce n'est un séjour en prison. Cependant, qu'en tu parles d'actions nuisibles, le cas est plus problématique. Si les actions entreprises n'ont pas d'impact, si elles ne vise que du symbole, sans modifier en rien le quotidien, il n'y a rien à en attendre non plus. C'est pour celà que je trouve tout à fait pertinents les blocages de gares, de métro, d'aeroport, ou encore les opération escargots sur le périphérique etc... On peut difficilement être vu sans bloquer le flux continu des jours et des injustices. Se contenter de se mettre sur un trottoirs avec une pancarte "pas content", celà revient au même que de se payer une page de publicité dans un journal. Je ne crois pas que l'on puisse arriver à quelque chose de cette manière. Il ne s'agit pas de se donner bonne conscience en faisant un petit geste, il s'agit de trouver collectivement les moyens de mettre un terme aux projets de casse du droit du travail et des acquis sociaux. Etre nuisible ne signifie rien en soi. Le mot nuisible se définit en référence à quelque chose. S'il s'agit d'etre nuisible à ce gouvernement, alors j'en suis. S'il s'agit d'etre nuisible à une loi injuste, alors j'en suis aussi. S'il s'agit d'etre nuisible au débat ou à l'intégrité physique de qui que ce soit, alors je n'en suis plus. Si certaine formes de violence nuisent au gouvernement et rendent ses droits au débat, et pourquoi pas, vont jusqu'à introduir l'idée d'un référendum pour trancher, et bien, elles me semblent justifiées


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MessageSujet: Re: CPE / anti-CPE : les violences d'un système   Jeu 6 Avr - 5:53

Vincent,

Mon propos ne sera bien évidemment pas de conspuer l'UNEF, pas plus d'en faire le panégyrique. D'ailleurs, je répugne à cette tâche misérable que vous m'attribuez, et qui est de rapporter des faits indignes à propos d'une organisation qui peut être mue par de plus justes motifs, quelquefois.

Voilà, tous bruts, des faits à son propos :

1) Jeudi 30 mars, vers 22 h au Bureau National de l'UNEF, l'un des membres permanents du Bureau interrompt la réunion pour venir nous avertir de ce qu'en réaction à la validation de la loi par le Conseil constitutionnel, une manifestation est prévue. "Il faut que ça fasse spontané" - dit-elle. L'UNEF ne mobilisera donc pas son service d'ordre : "Il faut que ça pète !".

2) Concernant les élections du CROUS : des militants de l'UNEF ont volé les urnes, y ont bloqué l'accès, ou encore les ont farcies de confiture ou de peinture. J'ai entendu des militant(e)s raconter glorieusement ces exploits. Officiellement, l'UNEF n'a rien demandé de tel, mais elle compte dans ses rangs une poignée de révolutionnaires ne participant pas à la direction, mais qui s'arrange volontiers, commodément et opportunément de ce type de besogne, pour peu qu'on leur en intime le conseil.

3) Les blocages peuvent, à titre tout-à-fait légitime, être considérés comme une violence faite à la liberté individuelle. Dans le but de contrecarrer une autre violence faite aux individus par un CPE précarisant : sans doute... Mais il faut garder cela à l'esprit sous peine de ne pas comprendre un grand nombre d'étudiants, et de citoyens.

Cependant, il faut clairement préciser que ces attitudes violentes, en un sens ou en un autre, s'expliquent moins par le caractère intrinsèquement violent d'une organisation en effet globalement assez modérée, que par le coût psychologique qu'implique une grande mobilisation : "on ne va pas tout lâcher maintenant".

Quand aucun signal visible ne vient fournir le moindre espoir de succès à la """lutte""", il est moins malcommode psychologiquement d'interpréter cette absence de signal positif comme signal positif : "S'ils ne cèdent pas, alors les étudiants, insatisfaits, vont se radicaliser, et ils vont être obligés de céder."

"S'ils ne cèdent pas, ils vont être obligés de céder" : Ô charmes militants inégalés de la dialectique révolutionnaire !
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hadrien



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MessageSujet: Re: CPE / anti-CPE : les violences d'un système   Jeu 6 Avr - 6:17

Vincent,

Comme tu la dit on est nuisible "par rapport à", j'en conviens, mais le problème vient de la justification de la nuisibilité. Ceux qui entreprenent des actions "nuisibles" afin de faire avancer une cause sont juges et partis, ils auto-définissent les objectifs de leur mouvement et les moyens. Tout le problème vient de la car ils ont tendance à considérer que la cause qu'ils défendent rend légitime les moyens qu'ils employent. Le recul est bien souvent absent d'une telle position.

Le problème est que lorsqu'on dit qu'on lutte contre le gouvernement, ou contre le système, on se bat contre un fantome, du moins, quelquechose de mal définit (ou d'indéfinissable ?) quant à ses limites. Toutes les dérives sont possibles. En effet, en quoi bloquer une autoroute et une gare sont des actions contre le gouvernement ? comment démontrer la pertinence de tels effets ? on risque bien souvent de tomber dans le : "si ca marche pas, c'est qu'on en a pas fait assez, il faut donc se radicaliser encore un peu plus".

D'ou le fait qu'on est potentiellement succeptible de s'aveugler au point d'en arriver à faire n'importe quoi. Tout le problème et l'ambiguité à ton propos, c'est qu'il peut légitimer n'importe quelle action, car elles sera jugée retrospectivemetn bonne, si le combat a abouti. En attend on est dans le flou le plus total et tout est permis ... Je pense qu'une reflexion sur les moyens s'impose, et qu'un mauvais conséquentialisme est indéfendable.

J'entends par "mauvais conséquentialisme", le fait de ne voir que la fin, sans penser que les moyens employés pour l'atteindre comptent tout autant, et lui sont même supérieurs en ce qu'ils sont porteur d'une logique qui rend certaines fins inaccessibles. Par exemple, prendre le pouvoir par les armes, instaurer "temporairement" une dictature, ou une suspension des libertés publiques rend impossible tout retour à un Etat de droit démocratique. Ce que le phrase :"quand on commence à tenir le fusil, on ne peut plus le lacher".

Les "bonnes intentions", je m'en méfie car, parfois, elles parent du masque de la vertu, les plus grandes sotises et les actions les plus douteuses.


Cordialement.
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MessageSujet: Re: CPE / anti-CPE : les violences d'un système   Jeu 6 Avr - 6:32

...



Concernant les élections au Crous, le cas est délicat.. les elections devant se faire dans les facs, et les facs mobilisées étant fermées, il était impensable de créditer des votes qui n'auraient lieux que dans les universités et les écoles encore "ouvertes", c'est à dire celles qui ne participent pas à la mobilisation ( majoritairement facs de medecines et de droits ). Il faut savoir que la direction du CROUS ne voit pas d'un mauvaise oeil ce retard... j'en ai parlé au sein de la comission appel d'offre du crous auquel je participe en tant qu'élu ( d'ailleurs mon mandat se trouve de fait allongé, ce qui, au passage, me fait plus chier qu'autre chose), et ils n'étaient pas choqués outre mesure.
Concernant le blocage, tu sais bien que je connais la position des anti grevistes, que je la comprend, mais qu'elle ne me semble pas pertinente lorsqu' adviennent des évenements aussi lourds d'enjeux. J'ai écrit à ce propos un texte, qui s'il était destiné plus proprement aux étudiant de l'ehess, n'en éclaire pas moins mes positions de manière plus générale. Je t'avais demandé de m'aider à la rédaction de ce texte, mais des évenements facheux nous en avaient empéchés tu t'en souviens surement. Voici ce texte.

De la discussion à l’action : les raisons d’une grève

1) La mobilisation

Un mouvement global de réflexion et de contestation agite depuis plusieurs semaines la vie étudiante. Prenant naissance au sein d’une poignée d’universités (Rennes 2, Villetaneuse, Jussieu, Nanterre…), la mobilisation a gagné la presque totalité des universités françaises au fur et à mesure que les implications de la loi dites « pour l’égalité des chances » s’éclaircissaient dans l’esprit de chacun. Certains étudiants de l’EHESS, frappés eux aussi par certaines contradictions de cette loi (par exemple lutter contre la précarité en permettant plus de précarité), et soucieux d’en souligner les risques, convoquaient une assemblée générale le 23 février. A la suite de discussions de plusieurs heures, l’assemblée générale se positionnait contre cette loi et votait la mobilisation.

2) Qu’est-ce qu’une assemblée générale (AG)?

Déclarer une université ou une école « mobilisée », c’est s’engager à organiser de manière régulière des assemblées générales.[ Au moment où j'écris ce texte ] 7 ont déjà eu lieu : les 23 et 28 février, puis 7, 9, 14, 16 et 17 mars). L’assemblée générale est un lieu de discussion et de confrontation des opinions et elle représente la force des décisions que les étudiants prennent en commun. L’assemblée générale des étudiants, au même titre que les assemblées générales de professeurs ou de personnels, fait partie intégrante de la vie démocratique de l’université. Lorsque l’on reconnaît une période de crise (vote de l’école mobilisée), l’assemblée générale, forme pure de démocratie directe, vient s’ajouter à la forme de démocratie représentative qui régit habituellement l’institution :élections étudiantes, enseignantes et du personnel au conseil d’administration, aux conseils pédagogiques etc. Le taux d’abstention à ces élections montre bien que certains n’accordent pas plus de crédit à cette forme de démocratie qu’à l’assemblée générale. Grand bien leur fasse ! Aujourd’hui comme hier, ceux qui participent aux élections continuent de décider pour eux.

3) Le blocage.

Le 9 mars, l’assemblée générale des étudiants votaient un blocage pour la journée du 14 mars (journée nationale de manifestation). Depuis, le blocage a été reconduit, d’abord ponctuellement puis de manière suivie. A ce jour, il reste en vigueur jusqu’à mardi. Le blocage se distingue de la grève. La grève est une décision individuelle ou collective de cesser une activité. Si cette dernière a un impact fort dans certains secteurs professionnels (industrie, transport etc. )elle n’a pas beaucoup de sens à l’université. En effet, le fait qu’il y ait moins d’étudiants sur les bancs de l’amphithéâtre, ne pose aucun problème à qui que ce soit et encore moins à notre gouvernement. Le blocage a comme caractéristique d’empêcher le fonctionnement normal de l’institution. Les cours n’ont pas lieu, l’accès aux salles n’est pas permis. Seule l’administration de l’école continue de fonctionner. Le blocage est un moyen voté et mis en place par l’assemblée générale.

4) Le blocage : un moyen nécessaire ?

Bloquer l’université semble être un moyen contre-productif voir contradictoire avec ses propres objectifs. En effet, il est contrariant, il peut paraître arbitraire et semble être un frein à ce formidable outil d’émancipation qu’est l’accès à l’éducation. En vérité, ces chefs d’accusation ne le touchent que de manière fictive.
Le blocage est contrariant dans la mesure où il nous dérange dans nos habitudes, où il nous prive de nos activités et vide nos journées du sens qu’on leur avait donné. Cependant, le temps libéré par le blocage des cours n’est pas du temps perdu. Ce temps est à comprendre comme une possibilité de discussion, de découverte, d’échange et d’action. Il permet l’activation de nouvelles formes de civisme. Il faut profiter de ce moment, le concevoir comme une chance non comme une perte. Cette attitude n’est pas naturelle dans un monde où la politique tend à s’éloigner des citoyens, elle peut effrayer. Il faut la reconquérir.
Le blocage n’est arbitraire qu’au sens ou on comprend une décision démocratique comme arbitraire. Il est le produit d’un débat ouvert à tous et soumis au vote à l’assemblée générale. Par contre, le blocage protège les étudiants de l’arbitraire ; lorsqu’une université est bloquée, les étudiants dont le droit le plus strict est de participer aux assemblées générales, aux débats ainsi qu’aux actions choisies collectivement, ils ne sont pas soumis à la pression et aux menaces de certains enseignants peu scrupuleux qui exigent d' eux l’assiduité en temps de mobilisation. Tous peuvent ainsi participer, quelle que soit leur filière ou leur emploi du temps. Les cours étant annulés pour tout le monde, personne n’est pénalisé et les étudiants se trouvent sur un pied d’égalité. Ils peuvent s’investir dans le débat et la mobilisation autant qu’ils le souhaitent et que la situation l’exige.
Le fait que les cours n’aient pas lieu est effectivement dommageable. On sait l’importance que peuvent revêtir ces derniers dans l’acquisition du savoir et dans la formation de l’esprit. Cependant, la théorie apprise ne protège pas des lois et des réformes qui visent à affaiblir la jeunesse devant les considérations économiques. Lorsqu’elle ferme les yeux sur l’actualité, sur les problèmes sociaux, la science peut devenir aussi critiquable que le système qu’elle légitime par son silence. Ceux qui décident de bloquer les cours n’en sont pas moins respectueux du savoir de leurs enseignants. Ils considèrent simplement que dans des périodes de lutte sociale, l’université peut prendre un autre visage : celui d’un pôle d’expression et de débat politique. C’est cela qui nous fait dire que de tous les moyens de lutte étudiante, le blocage est le moins pire.

Nous le complèterons toute cette semaine par l’organisation de débat et de conférences (des enseignants chercheurs s’exprimeront sur les enjeux de cette loi et sur de nombreux autres thèmes). Les cours n’ont pas lieu mais l’école vit. Je sais nombreux ceux qui ne seront pas convaincus du bien fondé du blocage, ni même de la dangerosité de la loi sur l’égalité des chances. C’est seulement en rejoignant la discussion au moins pendant les AG que leur voix sera entendu.


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MessageSujet: Re: CPE / anti-CPE : les violences d'un système   Jeu 6 Avr - 6:37

Cher Vincent,

Citation :
On peut difficilement être vu sans bloquer le flux continu des jours et des injustices.

Mardi, la seule mitraille que tu as affrontée courageusement était celle des appareils-photo. On n'a pas de mal à bomber le torse face à ces feux-là, ceux des projecteurs. Ah ! Inextinguible rhétorique martiale de l'affrontement à l'ennemi !

Tu as été vu comme jamais, ce me semble. L'explication est-elle que tu avais arrêté le temps ? J'aimerais bien voir ça....

L'explication est-elle que tu bloquais l'injustice, l'empêchant d'être ? On ne bloque pas l'injustice comme on bloque un train ou une autoroute. On ne saurait par là qu'exprimer son désaccord vis-à-vis d'une situation injuste. Donc, non : tu ne bloquais pas l'injustice, tu prenais part à l'espace public en manifestant efficacement ton désaccord.

Mais :
Citation :

Se contenter de se mettre sur un trottoirs avec une pancarte "pas content", celà revient au même que de se payer une page de publicité dans un journal. Je ne crois pas que l'on puisse arriver à quelque chose de cette manière.

Ah oui : vaine démocratie, vraiment !
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Vincent

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MessageSujet: Re: CPE / anti-CPE : les violences d'un système   Jeu 6 Avr - 8:32

Olivier tu fais chier. Je voulais abandonner ce forum devant tant de mauvaise volonté, mais l'intervention de ce bon darius culus me fait penser que je peux tout de même servir à quelquechose


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duriusculus



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MessageSujet: Re: CPE / anti-CPE : les violences d'un système   Jeu 6 Avr - 9:03

Vincent,
Je puis effectivement considérée et comprendre ta situation ; à savoir:
"faire savoir à(à qui d'ailleurs?) bon à X , que tu n'es pas d'accord avec ce projet de loi sur l'égalité des chances."
Mais là où je ne te suis pas:
pourquoi être venu à rennes pour prendre des photos du haut du Palais aux beaux jardins là... rue st georges, au lieu de manifester ton mécontentement?J'en veux pour témoins mes propres yeux.
Certes tu me réponderais:"tu ne lis pas ce que j'ecrits soit:ça ne sert à rien de brandir une pancarte "pas content".Biensûr!
C'est vrai que de regarder les manifestants brandir leur "pas content" est une manière plus adéquate de se faire entendre.
Ensuite tu fais parti de l'unef.Alors en cela je veux bien que tu repondes à quelques une de mes questions:
Pourquoi nous étudiantes et étudiants qui vous élisons pour que vous défendiez nos droits...pourquoi donc :vous engagez-vous à ce titre en finalement nous supprimant notre droit d'étudier?
Un étudiant qui n'étudie plus c'est quoi?(si c'est encore, biensûr)
Comment osez-vous prendre le parti pour un crertain type d'étudiant à savoir :
celui qui est pour le blocage, de gauche , prêt à faire ce qu'on lui demande pour mener à bien nos propres idéaux.
pourquoi celui là a-t-il plus le droit d'être représenté que celui qui ne recquiert qu'une chose: étudier dans des conditions décentes.
Pourquoi faites-vous entrer les casseurs dans les universités et non les étudiants?
pourquoi faites-vous des missions dans les lycées voir dans les collèges pour racoller le plus de jeunes ,aptent à vous suivre dans vos idéaux que vous qualifiez vous-mêmes d'utopiques.
Pourquoi laisser à ces plus jeunes justement le choix entre :
-soit vous manifestez et nous serons à même de juger que vous vous interressés à votre avenir:c'est bien!
-soit vous ne manifestez pas , mais sachez -le ...faites ceci en tout état de cause: votre avenir sera pourri et précaire.merci!
Enfin je voudrais savoir pourquoi les personnes qui sont contre le blocage n'ont pas droit de parole.Voir un temps de parole plus que nettement moins important que les unef pro-bloqueurs. et pourquoi et je le répète encore pourquoi avons nous peur de nos syndicats que l'on a élit en ocobre-novembre passé? C'est sûrement normal mais j'avoue que la raison m'échappe.
Encore pour finir une dernière : est-ce normal d'empêcher les gens de vivre pour prendre le temps de penser.Effectivement ceci ne peut pas se faire en même temps n'est-ce pas?!
j'ajouterais que les plus égoïstes ne sont pas réellement ceux auquels on peut penser en premier.
Vous avez tentez de créer un mini état, après avoir vu que ce dernier ne convenait pas à tout le monde ;au lieu de faire à mini-échelle ce que vous recquièrez vous même du grand , vous vous êtes fait le reflet de ce dernier.Les plus malins auraient tenu compte de tous, et avec avantages et inconvénients se seraient faits les garants des plus inquiets en tout impartialité.
Ceci n'est pas.Car vous ne savez plus déjà à votre niveaux ce que signifie la vie la plus juste.
Ainsi je vous le rappel: ça n'est pas ne tenir compte que d'un point de vu , qui plus est le sien.Mais de tenir compte de l'ensemble des points de vu de tous eh oui !même le sien.
Je crois en avoir fini. j'espère que la lecture fut claire.
sincèrement,duriusculus.


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MessageSujet: Re: CPE / anti-CPE : les violences d'un système   Jeu 6 Avr - 9:23

Premierement, j'ai pas de compte à te rendre sur mes faits et gestes et je t'emmerde. Cependant, je suis sidéré que tu m'ai vu rue st georges car j'y étais effectivement, et je ne crois pas te connaitre, ce qui n'est apparemment pas ton cas. Je peux tout de même te dire que j'attendais avec ma soeur des amis qui étaient plus loin dans le cortège, et que deux ou trois heures apres nous étions sur les voies férrées de la gare de rennes, avant de nous faire virer par les CRS à coup de matraques et de gaz lacrymogène. Si tu y avais été, tu devrais le savoir.
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MessageSujet: Re: CPE / anti-CPE : les violences d'un système   Jeu 6 Avr - 9:26

Deuxiemement tu ne semble pas me connaitre assez pour savoir que je ne suis plus à l'unef, et que si je garde des contacts là bas, c'est bien davantages à cause des amitiés que j'ai noué la bas que pour un accord théorique.
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MessageSujet: Re: CPE / anti-CPE : les violences d'un système   Jeu 6 Avr - 9:30

Et puis il y a tout le reste, tous tes pourquoi.
Pourquoi les étudiants de gauche ont ils plus d'importance ou plus la parole que les autres pendant les mobilisations? Ce n'est certainement pas une rêgle universelle, et n'est défendue par aucun texte. J'ai bien entendu des anars defendre celà comme un élément nécessaire de la lutte, mais je n'y adhère aucunement. Il est injuste que des étudiants soient exclus des AG, et ne puissent pas s'exprimer. Le principe même de l'AG, pour qu'elle soit légitime, est d'accueillir toutes les propositions, et de soumettre au vote les idées prononcées par les participants. A partir de là, si on prend le cas de rennes, tu n'es pas sans savoir que les AG sont houleuses, que les intervenants pro et anti blocage s'expriment alternativement, et que le résultat se décide au vote. Il n'y a pas d'exclusion de qui que ce soit. Si effectivement les interventions anti blocage sont souvent nulle à chier, et que tout le monde rigole, c'est parce qu'elles opposent des formules "vous êtes des tyrans, des dictateurs, vous êtes contre la liberté" à des argumentaires qui se construisent et se complexifient au fil des jours, dans les discussions quotidiennes sur le campus. Ceux qui votent contre le blocage à rennes 2 ne viennent que pour le vote. Ils boudent les commissions, les débats, les projections, et se pointent une fois ou 2 par semaine pour voter non, chahuter les piquets et repartir chez eux.
Pendant un blocage, la fac doit idéalement rester ouverte, à tous, toute la journée. Seuls les cours n'ont pas lieu. Pour celà il faut mettre des piquets de greve devant certains batiments et devant les portes des amphis. Mais un espace reste ouvert pour ceux qui le désirent, et les bibliothèques sont ouvertes pour ceux qui veulent tout de même étudier plusieurs heures dans la journée.
Pourquoi on a peur des syndicats??? J'avoue je sais pas trops quoi te répondre. C'est vrai qu'il y a pas que des lumières dans les syndicats, mais globalement j'ai rarement entendu parler de crimes politiques aux sein des universités. Les différents syndicats et associations que l'on trouve sur les campus universitaires sont composés de gens comme toi et moi. Tu as peut être rencontré des mecs un peu brutaux, mais il me viendrait pas à l'idée de généraliser, si je rencontrai un type antipathique dans une asso d'echecs, en te demandant pourquoi les membres d'association d'échecs sont des connards.
J'espère moi aussi que mes réponses auront été claires


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hadrien



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MessageSujet: Re: CPE / anti-CPE : les violences d'un système   Jeu 6 Avr - 9:35

Qu'est ce qui se passe enfin !? ce forum n'est pas le lieu pour des reglements de compte, et surtout pas sous le masque de l'anonymat.

Sinon, Vincent, je souhaitais réagir sur ton texte, que j'ai lut attentivement.
Il contient des éléments intéressants mais l'impression qu'il m'a fait, c'est qu'il idéalise la réalité des AG et de la démocratie dans les assemblées étudiantes. C'est vrai que les anti-cpe n'ont pas un temps de parole très important (pléonasme) et que des démago en tout genre (anarcho-stroumphistes pour la plupart, comme ceux qui ont pollué l'EHESS) ruine bien la qualité des débats.

As-tu rédigé ce texte dans un but normatif ou militant, c'est à dire dans l'espoir que les AG deviennent vraiment ce que du décrit, ou souhaite ?
ou bien, s'agit-il d'un texte descriptif ?

Je pencherais plutôt pour la première hypothèse, celle d'un texte normatif, ai-je tort ?

Sinon, je t'avouerais qu'à mon avis, le blocage a des vertues, celles de mobiliser et de mettre tout le monde face à la question que les bloqueurs veulent soulever. Mais si ça dure trop longtemps, ou qu'il devient une espèce de "fin en soi" au lieu d'être un moyen, cela est plus problématique, pour ne pas dire, carrement stupide.

Ce que j'entends par là, c'est que autour du blocage, se fédère un groupe (assez restreint) de militant actifs et par la même, un phénomène "d'isolement" qui fait que tout le monde se conforte et qu'on en arrive à demander n'importe quoi, voire même à véritablement prendre en otageles autres étudiants par l'organisation d'assemblée qui sont plus des parodies de démocratie que des scrutins respectueux des règles démocratiques.

Ceci ne constitue pas une règle, mais un risque, assez fort à mon avis, lorsque ce sont les mêmes étudiants qui bloquent tout le temps, et que personne ne vient relayer. Ceux-ci peuvent se sentir investis d'une sorte de "mission" ou de l'idée qu'avec tous les efforts (indéniables) qu'ils ont fait, il faut qu'ils obtiennent tout ce qu'ils demandent.

Voilà en gros, mon point de vue sur ton texte et sur le risque des blocages.
Quelles sont tes réactions ?

Cordialement


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duriusculus



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MessageSujet: Re: CPE / anti-CPE : les violences d'un système   Jeu 6 Avr - 9:36

Merci de répondre à mes questions, effectivement j'attendais une réponse à celle-là. clown
Ensuite permets-moi de ne pas t'avoir suivi jusqu'à le gare en accrochant un fil d'ariane à un de tes effets personnels.
Donc si tu arrives à répondre à une de mes questions plutôt qu'à t'en prendre à moi personnellement...
Si moi j'ai cité une anecdote te concernant c'était pour etayer tes propos soit le refus de manifester qui émanait de toi.
Evite en tout cas les propos injurieux. Dans ce domaine on a un peu tous des disponibilités.
Merci par avance de mieux considérer mon texte qui fut relu du mieux que j'ai pu. Wink
sincérement,duriusculus.
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Vincent

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MessageSujet: Re: CPE / anti-CPE : les violences d'un système   Jeu 6 Avr - 10:16

Réponse à Archange : la description que je fais du fonctionnement de l'assemblée générale est effectivement idéale. On s'en approche très près dans la réalité, mais on s'en écarte aussi énormément par moment. Quand j'ai écris ce texte, c'était après une semaine de militantisme à l'EHESS, où j'avais assisté à des ag très sereines (tours et temps de parole, discussion de l'ordre du jour, liste mail pour tous les étudiants etc..), où chacun était entendu, et où bloqueurs et anti bloqueurs pouvaient se retrouver avant et apres l'ag, fumer une cigarette, faire des soirées ensemble etc.. Le jour même où j'affichai ce texte qui devais convaincre tout le monde de participer auxs ag, l'ehess étaient envahi par des abrutis, bornés et violents qui refusaient toute opposition, et refusaient même le principe de vote... je n'avait plus qu'a déchirer mon texte. Cependant, une assemblée générale, si elle veut s'assurer d'une légitimité, et etre de ce fait une véritable assemblée générale, se doit de respecter les impératifs du texte. Le problème c'est qu'on nomme ag des débats qui ne le sont pas.
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Olivier

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MessageSujet: Re: CPE / anti-CPE : les violences d'un système   Jeu 6 Avr - 22:12

Interlude comique

Un militant gauchiste m'a tenu la réflexion suivante, en détruisant son porte-voix :

"A la précarité, j'oppose la précarité de mes moyens de contestation !"

L'histoire raconte qu'il se retrouva muet.

Qu'en pensez-vous ?
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Fred



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MessageSujet: Re: CPE / anti-CPE : les violences d'un système   Ven 7 Avr - 0:08

Je copie-colle rapidement le petit texte que j'ai réalisé en live pendant la dernière manif', qui je pense résumera mon point de vue ( et donnera peut-être quelques infos).

Un après-midi de manif’ anti-CPE


Je suis dans ma rue, qui donne sur le boulevard de l’hôpital. Pour situer le truc, il faut ajouter qu’elle donne, quand on en sort, sur le commissariat.
Je sors, il y a déjà deux ou trois gars habillés en survet-casquette, très excités, qui crient et arpentent le trottoir afin trouver un lieu pour pisser. Ils ont probablement bu.
J’arrive sur le boulevard au son de « On n’est pas fatigués ! ». C’est surtout Villepin qui est visé par les pancartes, le mot CPE réapparaît assez peu pour l’instant.

Des dizaines de lycéens avec une grande pancarte sur laquelle est inscrite « Nicolas Police », scandent devant les CRS un truc qui ressemble plus à « nique la police ». 100m derrière eux il y a une bande d’environ 50 racailles, qui pour l’instant, ô miracle, se tiennent encore à peu près calme (deux ou trois claques sur des manifestants). Ca se calme quand le cortège passe devant les CRS. Je ne peux m’empêcher de penser « ça commence bien ».

Un peu après, une bande d’universitaires passe en chantant « Villepin , ton cpe, ton cpe, si tu savais, si tu savais où on s’le met. DANS L’CUL ! DANS L’CUL ! »
Derrière, quelques punks avec des bières, puis des enseignants. Ceux-ci ne chantent pas. Ils marchent en discutant. Puis, de nouveau, des étudiants.
Les tambours excitent la foule, il y a une atmosphère que je qualifierai de tendue, on se dit qu’à tout instant, ça peut dégénérer…Les gens qui défilent dans la rue ont des mines réjouies, ceux qui regardent du trottoir un peu moins. D’ailleurs, les pompiers viennent de faire une intervention dans la foule, sur la Place.
Mais c’est probablement moi qui suis paranoïaque, parce que le vieux monsieur d’à côté –dont la conversation me permet de savoir qu’il est sociologue- regardait avec un air débonnaire la bande de « jeunes » en disant : « ils s’amusent ».
Ils avaient l’air bien énervés, pour des gens qui « s’amusent »…

La foule continue de passer. Outre les punk, beaucoup ont un look bobo :
Je vous fais la caricature : Monsieur, l’air épanoui et rasé de près à une veste kaki usée facon militaire, des puma dernier cri, et un jean design. Mademoiselle qui lui tient la main porte une sorte de jupe-djellabah et pull en laine blanc, un sac à main en toile.
Je m’étonne de voir qu’autant de manifestants anti-CPE ont de toute évidence d’importants moyens financiers, qui permettent de s’acheter des pulls chez GAP et des jeans chez Diesel.
Il n’est pas malaisé de comprendre pourquoi les journalistes étrangers ont doucement rigolé de cette manifestation bourgeoise.

J’ai oublié les facs de banlieue tout à l’heure. Il y avait par exemple la fac de Saint-Denis, Paris 8. Je n’ai pas pu lire ce qu’il y avait d’écrit sur la banderole. Il m’a semblé qu’ils étaient assez impliqués ; je veux dire par là que leur attitude différait des lycéens qui viennent de toute évidence aux manifs pour se fendre la poire. Néanmoins l’excitation se lisait sur les visages. Une fois qu’on hurle un slogan, on ne réfléchit plus.

Les slogans sont par ailleurs très variés. J’ai vu une magnifique pancarte « Révolution permanente = Démocratie permanente » qui m’a un peu surpris. Décidément, au lieu d’apprendre combien de sièges possède l’Assemblée, peut-être devrait-on expliquer deux ou trois trucs sur la démocratie à l’école.

Un gars hurle « Police Partout, Justice Nulle Part ». J’imagine que les CRS sont intervenus. La foule fait « BOOUUUHHH ». je ne sais pas pourquoi.

Je suis dans ma chambre. Il est 18h et la manif’ continue. On entend un char qui diffuse de la techno. La personne qui hurle dans le micro a une voix très agressive, je me demande si elle s’ en rend compte. Maintenant, il y a une fanfare avec des cors de chasse, je crois que c’est u syndicat, mais de ma fenêtre, on voit mal. Par contre, il y a quelque chose qu’on voit bien, ce sont tous les gars vont pisser dans ma rue.
Le volume sonore a pas mal monté. Les leaders au micro s’énervent. Pour une raison qui me semble incompréhensible, « Ca c’est vraiment toi » de Téléphone est diffusée à plein volume par un char.
Je devrais me concentrer sur mon boulot, mais j’avoue avoir un peu de mal. L’excitation doit être une chose contagieuse. Téléphone, à fond !
CA SE SENT QUE C EST TOI.

Je découvre qu’il s’agit du char de l’UNEF, dont j’avais déjà entendu le leader à la manif’ précédente. Ca hurle de plus en plus. On ne me fera pas passer ce genre de chose pour démocratique ou même citoyen. C’est à qui gueulera le plus fort. De temps à autre, on entend quand même « Retrait du CPE ».
J’ai l’impression qu’on a recruté les leaders syndicaux de l’Unef parmi les DJs de La Grande Motte. Oui, ça fait peur.

Je suis content. Ma rue s’est transformée en coin pipi, mais pas de débordements. C’est amusant, tout à l’heure j’ai vu plusieurs gars pisser en même temps, avec les nanas derrière en train d’attendre. Comique.

Le char de la FIDL passe un chant oriental et toute la foule se met à danser derrière le char. Tiens, je n’ai pas vu les agros.

Je vais vous écrire le slogan-maître en phonétique :
«RE-TRAIT, RE-TRAIT, RETRAIT DU CépéHEEEEUUUUUHH »
Au moins, celui-là parle du CPE. J’ai du mal à comprendre pourquoi les chars diffuse de la musique. Pour quoi faire ? Les gens ne sont pas assez énervés ?
Tambours et sifflets au programme, actuellement.
Un car techno vient encore de passer. Sérieusement, j’ai l’impression d’être à la gay pride ou à la techno parade, les flics en plus.

Je ne sais pas s’il y a des affrontements, parce que j’ai le son mais pas l’image, pas moyen de savoir ce qui se passe sur la place. Un car avec un gros ballon passe maintenant dans ma rue.
Les gens commencent à s’éclipser par les rues adjacentes. Le leader FO scande d’une voix de ténor « la précarité, y en ASSEZ RETRAIT RETRAIT DU CEPEHEEEUUH ». Ca hurle vraiment. J’aimerais pouvoir enregistrer. On entend assez souvent des « dans l’cul ! ».

Maintenant, on entend Queen, We will rock you.

Interlude.

Je m’étais mis au travail, l’Internationale vient de m’en sortir. Ils sont dingues, ces communistes. Où est le rapport avec le CPE ?

Il est 19h30 et c’est encore la même voix qui hurle « Retrait du CPE ». on ne pourra pas le soupçonner de flemmardise, celui-là. Je me demande quand tout cela va s’arrêter.
Ah, tiens, voilà la deuxième détonation que j’entends. Ce doit être le fameux paintball des flics. Je ne peux pas m’empêcher de me sentir dans leur camp.
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Fred



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MessageSujet: Re: CPE / anti-CPE : les violences d'un système   Ven 7 Avr - 0:23

NB : je serais pas là pendant trois quatre jours... Au cas où le texte ne serait pas suffisamment explicite, je résume mon point de vue :

Les manif's excitent dangereusement les passion d'une foule instrumentalisée
et les excités au micro ont bien compris la dialectique de la nature ... j'emets en outre ce point de vue choquant :
les manifestants ont toute leur responsabilité dans la casse, car leur venue en masse empêche la police de choper les responsables... sans compter que bcp de jeunes cons venus pour manifester se sont mis à lancer des bouteilles...même si il ne faut surtout pas le montrer à la télé.
La France passe pour la dernière des connes au niveau international, si demain je suis entrepreneur, jamais je n'irais m'installer en France, ce pays de laxistes et de fonctionnaires bureaucrates.

En outre, si je suis contre le libéralisme pour des raisons écologiques, la lutte contre la précarité (de même que le concept vide) me semble être la dernière des inventions médiatiques pour faire passer le PS en 2007.
Vous en pensez quoi ?
La vie est fragile, instable, précaire, une lutte suite de souffrances entrecoupée de vagues éclairs, et à la fin on meurt...
La misère, je sais ce que c'est mais....
La précarité, c'est le faux nom que donne au malaise de l'individu occidental déraciné, rationnalisé à outrance, pris dans une culture du risque, complètement atomized (NB traduction des "particules élémentaires" de Houellebecq) et donc mort de trouille, avec son prozac et ses rêves de fonctionnaire...
On ne veut pas nommer les vrais problèmes...
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Sébastien



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MessageSujet: Re: CPE / anti-CPE : les violences d'un système   Ven 7 Avr - 2:44

Une petite réflexion pour Vincent (en espérant pas te faire chier comme gaiffelet et que tu ne m'emmerdes pas comme duriusculus....restons courtois!)
Citation :
L'assemblée générale est un lieu de duscussions et de confrontation des opinions et elle représente la force des discussions que les étudiants prennent en commun [...] L'assemblée générale, forme pure de démocratie directe, vient s'ajouter à la forme de démocratie représentative qui régit habituellement l'institution [...] Le blocage est un moyen voté et mis en place par l'AG [...] Le blocage est le produit d'un débat ouvert à tous et soumis au vote à l'AG. C'est seulement en rejoignant la discussion du moins pendant les AG que leur voix sera entendue.
A partir de là, si l'on prend le cas de Rennes, tu n'es pas sans savoir que les AG sont houleuses, que les intervenants pro et anti-blocage s'expriment alternativement, et que les résultats se décident au vote

D'après ce que j'ai pu en voir, les votes ressemblent plus à ça qu'à autre chose:



Tu me dira que c'est exagéré...mais je ne comprends pas pourquoi les syndicats n'ont pas les couilles de se soumettre au vote à bulletin secret...Si le résultat leur est favorable, leur action n'en sera que plus légitime...ce qui n'est pas vraiment le cas actuellement.

De plus tu dis:
Citation :
Ceux qui votent contre le blocage à Rennes 2 ne viennent que pour le vote. Ils boudent les commissions, les débats, les projections...

Tu m'étonnes! Ca me ferait bien chier d'être un anti-blocage...Si c'est l'ouvrir pour se faire traiter (injustement, faut pas pousser!) de fachos voire pour se faire casser le gueule! Je ne vois pas où sont les débats, les discussions, les échanges...
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MessageSujet: Re: CPE / anti-CPE : les violences d'un système   Ven 7 Avr - 13:13

Salut Sebastien, je penses aussi qu'il serait souhaitable que les votes se fassent à bulletin secret, avec vérification des cartes étudiants. Il reste à trouver les moyens pour que celà se fasse dans de bonnes conditions. Or, tu reconnaitra que faire voter 5000 personnes deux fois par semaines, et sur une quinzaines de propositions demande des moyens logistiques et humains assez importants. Les étudiants qui bloquent la fac ne les ont pas (ils préfèrent utiliser leur énergie à la mobilisation proprement dite), la présidence de rennes 2 n'est pas près à l'assumer non plus. Ceux qui ronchonnent en le regrettant ont le beau rôle. Il faut trouver les moyens de le faire, et celà n'est pas du seul ressort des étudiants mobilisés. C'est un problème qui concernent tout le monde, les pro comme les anti blocage. C'est tres domageable que tous les étudiants ne s'investissent pas dans cette occupation, qu'ils soient d'accord ou non avec elle, au moins dans la forme que prennent les assemblée générale.
Il y a des arguments très forts qui justifient le blocage ( en particulier son efficacité dans la lutte contre le cpe ), et d'autres tres légitimes qui le rejettent (en particulier la crainte des exams et la volonté d'étudier). Cependant ces deux discours peuvent se combiner. Les b.u sont ouvertes sur le campus, les bibliographies sont données, et les cours ne varient pas beaucoup d'une année sur l'autre. On peut imaginer que l'emploi du temps quotidien se partage entre 2-3 heures de lecture et de travail sur le campus, et 2-3 heures de participation et de discussion sur l'occupation. Des stands de partage de cours, de conseils et discussion pourraient tres bien être organisés par les étudiants, et ainsi rassurer ceux qui on peur de voir leur année foutue. Des débats peuvent etre organisés, avec des interventions d'étudiants, de profs ou de personnalités extérieurs de toutes les tendances, de tout les avis, même pro cpe. Parlons de la précarité, des perspectives, des réformes alternatives etc...

mais non, au lieu de celà, les anti grevistes abandonnent le campus, vont pignocher dans leur coin, se morfondant dans leur rancoeur. Les assemblées générales sont le lieu de tous, mais lorsque les anti grevistes y interviennent, on a l'impression d'avoir à faire à des Extra terrestre tant ils sont absents des débats quotidiens, tant il sont bloqués dans un argumentaire simpliste et stérile. Je ne les plaindrai pas, je regrette juste qu'ils ne prennent pas leur place légitime dans cette aventure politique.
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